La Fenêtre
Christian Rau

Des lectures

 

( page actualisée le 14/04/2009 )

 Quelques idées de lectures, dans des genres très différents

Vikas Swarup,   Erik Orsenna,  Markus ZusakBernard Clavel,   Philippe Delerm,   Ettel Hannah,   Jean-Claude Izzo,  Thierry Jonquet,   Donna Leon,  Pierre MagnanDiego Marani,   Amélie Nothomb,   Arto Paasilinna,   Pierre Péju,   Tomi UngererJules verne,  Qiu Xiaolong, Hampâté Bâ,  Xavier-Laurent  Petit, Muriel BarberyAutres lectures (Y. Khadra, A. Mabanckou etc...)

Voir aussi la page Littérature jeunesse

(cliquez parfois sur les liens pour en savoir plus…)



Vikas Swarup

Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire

Ce merveilleux roman m'a fait passer d'excellents moments. Suspense, rebondissements; ambiances et couleurs de l'Inde, un Sans Famille à l'indienne, qui nous fait découvrir un monde surprenant. Image sans concession de la pauvreté et sa confrontation à l'exploitation organisée, à la violence, au banditisme.
Un bon clin d'oeil aussi aux jeux "qui font gagner des millions". Comment des aventures incroyables ont pu donner au candidat une chance incroyable...  
Ce "conte" admirablement construit, terrible et merveilleux à la fois, réserve au lecteurs bien des surprises !
Il paraît que le film tiré du roman ("Slumdog  millionaire") est réussi, même si les inévitables adaptations du roman en retirent une partie du charme.

__________________________________

Hampâté Bâ

Il n'y a pas de petite querelle - Nouveaux contes de la savane

J'aime me dépayesr avec des contes africains. Ce recueil réunit des contes traditionnels (essentiellement du Mali). Beaucoup de poésie et d'humour, avec une satire sociale évidente dans laquelle j'ai retrouvé sous une forme différente l'esprit de "La Ferme des animaux" (le conte avec la hyène...), ou la problématique de "La plus mignonne  des petites souris" (Album du Père Castor - Flammarion).
Méfions nous des apparences, gardons nous de juger trop rapidement !! 

_______________________________

Erik Orsenna.

J'ai découvert grâce à Erik Orsenna des ouvrages tout à fait surprenants, comme :
       
et surtout ce chef d'oeuvre que constitue

Madame Bâ  est une malienne, fille de forgeron, sous-directeur de la chute d'eau, et d'une mère attachée aux connaisances traditionnelles. S'étant vue refuser un visa (on saura à la fin du roman les raisons de sa demande...) elle s'adresse au Président de la République Française. Elle raconte son histoire à son avocat, en suivant scrupuleusement les questions du formulaire officiel , dans les cadres duquel sa vie aurait bien du mal à entrer ! 

Son enfance au bord du fleuve, son mariage avec son (trop) beau mari, la contraception cachée confrontée aux croyances, puis ses huit enfants, ses "métiers successifs", dont celui d'institutrice à Yelimane, puis d'inspectrice...  L'hypocrisie de  nombreux projets de coopération sous couvert d'un "co-développement" qui n'engraisse que les trafiquants et les partis politiques (de France !), la mafia, la violence : un portrait sans complaisance de cette Afrique. .  Mais c'est surtout le portrait d'une femme africaine qui tentera tout pour retrouver son petit-fils, enlevé à 12 ans pour  suivre la sélection inhumaine et impitoyable d'un club de foot français !  Une lutte quotidienne, des rêves abîmés, et le choix intransigeant de la dignité et de la liberté.  

Une aventure poignante et un très beau documentaire (assez pessimiste tout de même !) sur l'Afrique actuelle, dans ses régions les plus pauvres, sous le soleil le plus brûlant...


A lire absolument !!

______________

Markus Zusak

La Voleuse de livres  . Quand la Mort vous raconte une histoire, vous avez tout intérêt à l'écouter !

Récit bouleversant et attachant à la fois.  La Mort nous met dans la confidence, elle se fait douce et complice. Elle nous raconte l'histoire d'une fillette orpheline dans l'Allemagne nazie, recueillie par de touchants parents adoptifs, qui découvre en "volant les livres" le pouvoir des mots. 

Liesel a fini par écrire sa propre histoire, jusqu'au terrible bombardement de son quartier, rue Himmel à Molching  (sur la route de Dachau)...  

Des personnages d'une force de caractère exceptionnelle. 

Celui de Liesel Meminger bien-sûr, mais aussi  ceux de "papa" (Hans Hubermann) et "maman"(Rosa Hubermann),  un jeune juif en fuite, Max Vandenburg, obligé de se terrer dans une cave, et qui s'exprime racontant son histoire avec des croquis sur des feuilles (peintes en blanc) et arrachées à "Mein Kampf"...   Le jeune Rudy Steiner, fidèle ami de Liesel, admirateur de Jesse Owens...  Ilsa Hermann, l'épouse du maire, et sa fascinante bibliothèque, ouvrant sa fenêtre à la "Voleuse de livres"...   

Et bien d'autres personnages qui reflètent les comportements d'une Allemagne sous le joug hitlérien.  

Nous sommes témoins de l'enrôlement dans les jeunesses hitlériennes,  des défilés de juifs à destination du camp de Dachau, du climat de terreur et de délation engendré par le nazisme, des bombardements  des plus grandes villes allemandes dans lesquelles la narratrice va recueillir les âmes...

Encore un livre à découvrir absolument !

______________________________

Muriel Barbery

L'élégance du hérisson

(Lecture en cours dont j'apprécie déjà l'originalité et le style... donc à suivre... avant la sortie du film !)

__________________

(voir aussi dans la page "littérature jeunesse", en particulier les ouvrages de Xavier-Laurent Petit qui intéresseront nombre de lecteurs adolescents et adultes !!)

Quelques lectures récentes ( en vrac...)
Arto Paasilinna  Le cantique de l'apocalypse joyeuse  et  le Bestial serviteur du pasteur Huuskonen

Les derniers Donna Leon : je ne me lasse pas des enquêtes de Guido Brunetti à Venise, même si les dernières sont sur le plan purement policier un peu décevantes : elles n'en constituent pas moins des dossiers sur les affaires et faces cachées de la Sérénissime.

Moomin et les brigands...  (Un inédit en France - Prix patrimoine du Festival de la BD d'Angoulême 2007...) puis
Moomin et la mer et Moomin et la comète sont parus au fil de l'année 2008  (voir les couvertures en Littérature jeunesse)
ces trois albums de BD inédites de Tove Jansson sont pleines d'allusions aux problèmes de société, et certaines histoires ont même un côté très actuel !! (à vous de les découvrir aux éditions du Lézard Noir (Poitiers, 2008). Ce sont des lectures familiales et adultes avant d'être des lectures  "jeunesse"...

Un secret de Philippe Grimbert

L'Attentat de Khadra, Yasmina
Si tristement actuel, dans les éternels conflits Israël-Palestine...

Acide sulfurique d'Amélie Nothomb  : comme les autres ouvrages de l'auteur, d'excellents moments à passer, comme celui de la fondue japonaise ou l'ascension du Fujiyama...

Les Aventures d'Edgar Gordon Pym  (Poe, Edgar-Allan)

Mémoires de porc épic (Alain Mabanckou)  aborde les ancestrales croyances africaines avec une morbidité qui ne manque pas de sel !

et autres lectures comme la relecture (chronologique !)  des 24 albums de Tintin...  (à suivre)

__________________

 

Jules Verne

Je complète actuellement mes lectures de Jules Verne.

L'oeuvre est si vaste que j'arrive toujours à trouver un roman que je n'ai pas encore lu.

Après les Voyages les plus célèbres, l'Île à hélice, le Rayon vert et les Indes noires, il me reste le Phare du bout du monde, La Jangada, Deux ans de vacances, Le Chancellor... et bien d'autres encore !

Jules Verne est mort il y a 100 ans.

Lorsque je séjournais chez ma grand-mère, à Amiens, je passais régulièrement devant cette vaste maison dont le portail restait obstinément fermé, tout en bas de la Rue Charles Dubois. Seule une plaque témoignait à l'époque de l'écrivain qui avait choisi de s'y installer. La tourelle surtout me fascinait, dans laquelle l'auteur avait écrit ses derniers Voyages extraordinaires. Je vous invite à ce propos à consulter la page sur Amiens dans la partie Photos de ce site.

 

Lus dans le monde entier, les Voyages extraordinaires continuent de fasciner les lecteurs.

Jules Verne - j'utilise et complète ici bien modestement l'analyse qu'en fait Michel Serres - a transformé la science en récit. La relation technique y devient imaginaire. Les écrits de Jules Verne correspondent à trois grands projets intellectuels :

- L'exploration du monde

- Un tour encyclopédique des sciences de cette époque, constante référence de ses romans (mises à part les sciences humaines)

- La métaphysique et le mysticisme.

Jules Verne a transposé dans ses récits futuristes les inventions et technologies de son époque, mais il n'a pas pour autant anticipé, en ignorant par exemple les révolutions scientifiques qui commençaient à se faire dans le domaine de l'atome et de la radioactivité. Il gardait vivaces des préjugés de l'époque, et n'hésitait pas à décrire des savants ridicules.

Il a fait dans son oeuvre de fréquents allers-retours entre la foi et les doutes envers les progrès de la science. Némo est d'abord un terroriste (il coule des navires) avant de devenir un bienfaiteur.

Les Indes noires est un ouvrage étonnant, où l'on vante les bienfaits d'une vie souterraine, à l'abri des microbes et des écarts climatiques de la surface (...) C'est aussi un voyage initiatique, avec une métaphore de l'enfer, du ciel et de la Terre. Le personnage de Nell, qui n'a jamais vu la lumière du jour, y découvre le "monde d'en haut".

Les romans ont une force incroyable et - si certains propos peuvent nous paraître parfois désuets, certains passages un peu trop longs et pédagogiques - l'auteur possède un très grand art du suspense qui ne lâche pas le lecteur avant la toute fin des histoires. Malgré le décalage technologique de notre époque, ses aventures se lisent encore très bien et continuent de nous étonner. Jules Verne restera un grand maître de l'imaginaire et un grand penseur du progrès scientifique et des ses conséquences.

 

Il nous manque, à nous, blasés par les progrès techniques toujours plus rapides, un Jules Verne actuel pour nous initier au nouveau monde que nous vivons sans même le voir !

_______________________________

Donna Leon,

(voir plus loin…)  s’affirme dans l’art du roman policier. Mortes Eaux nous fait découvrir les pêcheurs de Pellestrina et les trafics qui se jouent dans la lagune de Venise et dans ses recoins les plus pollués.

(Impatient, je l’ai personnellement lu en allemand (« Das Gesetz der Lagune »), car concernant cet auteur, l’édition allemande a toujours 6 à 12 mois d’avance sur l’édition française !)

Captivant, sympathique et instructif comme ses autres romans, avec une touche peut-être un peu plus dramatique… mais (chut !) n’en disons pas plus.

 

Qiu Xiaolong

Dans le même esprit que Donna Leon, cet auteur chinois, devenu américain, dépeint la rapide évolution de la Chine et les modes de vie et de pensées de son peuple. La mafia, la corruption de la police chinoise, mais aussi la poésie, la cuisine… Visa pour Shanghaï * constitue – au delà de l’énigme policière – un excellent roman psychologique et social et un documentaire sur la Chine d’aujourd’hui.

lu en 2008 :   Mort d'une héroïne rouge  va conduire le commissaire Chen à mener une enquête qui dérange beaucoup. La victime du meurtre est en effet une femme communiste "exemplaire", travailleuse dans un grand magasin, qui a posé nue pour un photographe qui est le fils d'un haut dignitaire du régime...

lu en 2009 : Le très corruptible mandarin.  Cette fois l'auteur transporte le commissaire Chen - chargé d'une mission "impériale"  de lutte contre la corruption - de Shanghaï jusqu'aux Etats-Unis, avec une mission d'encadrement d'une délégation  de l'Union des Ecrivains... Los Angeles, Saint-Louis sont au programme. Comme par hasard, c'est là-bas que s'est exilé le mafieux Xing...  Veut-on écarter Chen d'une enquête déjà bien avancée, qui fait trembler les cadres corrompus du parti, ou  cherche t-on à le manipuler ? Le fidèle adjoint Yu pourra-t-il aider Chen en son absence, et protéger sa mère de tentatives d'enlèvements ? Lisez cette nouvelle enquête dont certains passages sont particulièrement savoureux ! Vous y retrouverez aussi une américaine que Chen avait connue dans "Visa pour Shanghaï".

* Merci à mon libraire Decitre de me l’avoir fait connaître en l’estampillant « coup de cœur du libraire »

 

______________________________

Arto Paasilinna

A tous les désespérés, et à tous ceux qui ne le sont pas, je conseillerai la lecture de

Petits suicides entre amis.  L’auteur finlandais, dont je craignais qu’il ne me lasse un peu, a su traiter avec désinvolture et humour (parfois très caustique) un sujet qui aurait pu être particulièrement macabre…  Un voyage en Finlande et à travers l’Europe qui ne vous enlèvera pas votre joie de vivre !   (Voir plus loin mes autres lectures d'Arto Paasilinna...)

________________________________________

Pierre Magnan       > Voir mes photos de la Provence de Magnan en suivant ce lien...

Chronique d'un château hanté

Ne pensez pas trouver dans ce roman les classiques histoires de fantômes ou de vampires.  J'ai été consterné par l'avis d'un lecteur sur le site d'Amazon... Ceci est un grand roman de Pierre Magnan qui ne décevra pas ses fidèles lecteurs.  A la fois historique, incroyable, grandiose, inquiétant... cette histoire - aussi riche qu'invraisemblable  - nous fait suivre à travers les siècles le m:ystère d'un trésor enfoui, captif d'un chêne monstrueux que l'auteur situe dans un environnement bien reconnaissable aux amateurs de la région de Manosque et de Forcalquier. Le château de Gaussan rappelle étrangement celui de Sauvan, près de Mane, sur fond de Luberon et montagne de Lure. Des scènes épouvantables et caricaturales (la peste noire...) se succèdent avec en fil conducteur ce mystère, lié au destin des "Pons de Gaussan". Les passions et symboles sont toujours très présents (de l'alchimiste à l'architecte vénitien, du peintre Lombroso à la sensuelle Sensitive). On y croise curieusement des personnages célèbres comme le Duc de Lesdiguières, le petit Beyle (Stendhal) et Madame De Staël, et des ancêtres de grands personnages créés par Pierre Magnan, comme le Dr Pardigon ou l'herboriste Brédannes (cf. La Folie Forcalquier)...

____________

Laure du bout du mondeCouverture de l'édition Denoël 2006

Denoël,  05/2006        285 p.              ISBN 2-207-25868-8

Roman écrit du 8 novembre 2005 au 27 janvier 2006

 

Pierre Magnan atteint ici un sommet dans la qualité de ses œuvres. Lui qui rêvait d’égaler Giono a atteint son objectif !

Ce roman est un régal, et m’a beaucoup ému. Dans la famille, tous sont unanimes pour saluer cette œuvre superbe. Laure est une âme forte, une véritable énigme de la nature. Laure est à la population Haute alpine des âpres contrées des Baronnies ce que Jonathan Livingstone est aux autres goélands. D’une force de caractère exceptionnelle, elle décide de son destin en dépit de tous les obstacles qui se dressent devant elle. Rescapée d’une conception hasardeuse et d’une naissance prématurée, dans un milieu où aimer est considéré comme une luxe de riches, Laure veut sortir du lot et sortir de sa condition miséreuse pour devenir institutrice.

Le personnage de Séraphin est particulièrement fascinant.  Ce piémontais marche « comme un arbre ».

Une force incroyable émane du rapport de l’homme à son cadre de vie.  L’évocation des personnages et des paysages est d’une grande justesse. Les mots sont magiquement choisis. Rien ne manque, rien n’est superflu.

Le roman se lit aisément. Le vocabulaire est riche et imagé, sans être particulièrement difficile, hormis quelques expressions locales.

Une pure merveille d’un auteur autodidacte qui a déjà su nous séduire dans ses romans de terroir, policiers et autobiographiques.

Précédente lecture de Pierre Magnan :  Un monstre sacré

s’il n’a pas encore terminé sa « Chronique d’un château hanté » que lui réclament ses fidèles lecteurs, et dont l' écriture (pour clôturer son œuvre) semble être pour lui un véritable pensum (voir ses propos sur son site !)  a continué de publier son autobiographie dans Un monstre sacré . Il finit ici de régler ses comptes avec Thyde Monnier qui lui a volé  sa jeunesse et ses amours, en l’accaparant pour elle seule. Des souvenirs d’une rencontre avec Fernandel, des souvenirs de l’occupation vécue à Saint-Pierre d’Allevard et ses environs (Le crêt du Poulet). Un séjour qui lui inspira les premières lignes de L’Aube insolite.   Un maillon de la vie et de l’œuvre de Pierre Magnan que ses inconditionnels (comme moi !) ne pourront pas manquer…  (  Voir plus loin mes autres réflexions sur les lectures de Pierre Magnan, mon auteur préféré  ?)

 

___________________________

Ettel Hannah

Dans Le caillou de Lune raconte ce qu’elle a vécu pendant la seconde guerre mondiale avec beaucoup de retenue et de réalisme, à travers les mots d’une petite fille…

 

_______________________________

Pierre Péju

La Petite Chartreuse. Une petite merveille d’écriture, qui méritait bien le prix Goncourt en 2003 !

Un livre particulièrement émouvant, mais pas totalement désespérant, tant l’écriture est belle et juste. On ressent tout avec le personnage du libraire. Des ambiances, telles que celle d’un parking d’hypermarché, sont saisissantes de réalisme. L’histoire a pour cadre Grenoble et sa région, mais les lieux évoqués ont été un peu retouchés ou déplacés, afin de donner plus de force au récit.

 

_______________

Tomi Ungerer

Nous fait découvrir – dans A la guerre comme à la guerre - l ‘Alsace de son enfance, celle de la guerre, de l’occupation, et du drame qu’ont vécu les Alsaciens « malgré eux ». Une région tiraillée entre France et Allemagne, une région à la quête d’une identité. Tout ceci à travers les cahiers d’enfance et les dessins et caricatures de l’auteur, surtout devenu célèbre comme illustrateur de livres pour la jeunesse. A l’occasion ne manquez surtout pas la lecture de Otto, autobiographie d’un ours en peluche  ! 

 

J’ai aussi aimé …

 

D’or et de feu ,   la bête du Trièves, de Michel Andréoléty

 

En BD, ne manquez pas le Décalogue de Giroud,

 

La Machination Voronov avec Blake et Mortimer…

 

N.B.    Concernant la Littérature Jeunesse, consulter la page de liens qui lui est consacrée…

 

 

Page d’accueil

Pourquoi

ce site ?

Des Photos

Des Lectures

Des mots

Des Dessins

Des liens

et références

 La fenêtre  -  La fenêtre  -  La fenêtre

Christian  Rau         Recherche par mots clés     Christian Rau

 


En « archives », je vous laisse accéder à mes coups de cœur concernant des lectures plus anciennes…

 

Diego Marani

          Nouvelle grammaire finnoise

Peut-on retrouver son identité lorsqu’on a perdu totalement la mémoire et que la seule piste d’identification est une étiquette sur un vêtement : « Sampo Karjalainen » ? C’est le pari d’un médecin allemand d’origine finlandaise qui a recueilli cet homme sans passé dans le port de Trieste. Un voyage vers ses origines et l’apprentissage du finnois sous la forte influence d’un prêtre mystique – entièrement imprégné de l’esprit du « Kalevala » (épopée finlandaise réécrite par Lönnrot) permettra-t-il la reconstruction d’un passé ?

Un roman admirablement écrit, avec beaucoup de sensibilité. Une histoire très dure aussi, qui se déroule en grande partie à Helsinki, pendant la seconde guerre mondiale.

 

Donna Leon,

L’américaine  de  Venise… dont les ouvrages sont édités et traduits un peu partout, sauf en italien.

La magie des ambiances vénitiennes. Des drames noués par la corruption, dans les eaux glauques de la lagune, au cœur de palais vénitiens, dans une Venise qui se dépeuple et se protège des hautes eaux comme elle le peut. Le commissaire Brunetti – bon père de famille, tendre, courageux, honnête et attentionné…- est un personnage particulièrement humain et attachant. Son épouse et ses enfants ont souvent un rôle indirect à jouer… Difficile aussi de se passer de son étonnante secrétaire, la signorina Elettra, véritable service de renseignements à elle seule !

Imaginez qu’un jour, un agent du cadastre vienne vous annoncer que votre logement ne figure sur aucun plan, qu’il n’a donc aucune existence réelle et que – le cas échéant – il vous faudra peut-être an accepter la destruction… C’est ce qui arrive au commissaire Brunetti dans le dernier roman de Donna Leon (le neuvième publié en français à ce jour : Des amis haut placés – Calmann-Lévy Crime 2003

Les titres précédents :  Mort à la Fenice,  Un Vénitien anonyme,  Le Prix de la chair,  Mort en Terre étrangère, Noblesse oblige,   Entre deux eaux,  l’Affaire Paola.

 

Bernard Clavel

ne m’a jamais déçu. Son dernier roman – La Retraite aux flambeaux, traite de la culpabilité en temps de guerre (1944), avec des mots toujours bien choisis… Un récit psychologique,  à lire absolument !

Je n’avais presque rien lu de lui depuis Le Royaume du Nord* (6 romans) qui relate l’histoire des pionniers des immensités du Grand Nord canadien…

* Ne pas confondre avec le roman de Philipp Pullman dans « La croisée des mondes », très bien aussi mais dans un genre totalement différent : le fantastique.

 

Arto Paasilinna,  le  finlandais…

L’homme fuyant le stress ou les contraintes d’une société trop rigide,

un hymne à la nature, et un humour débridé qui n’empêche pas la sensibilité de s’exprimer dans des situations parfois très cocasses ( dans « la douce empoisonneuse » par exemple ! ) Avec en arrière plan tous les travers de la société finlandaise.

 

Bibliographie

- Petits suicides entre amis – Denoël , 2003

- La Douce empoisonneuse. – Denoël (Coll. Denoël et d’ailleurs), 2001 ;

- La Cavale du géomètre. – Denoël, 1998 ; Gallimard (Coll. Folio), 2000
- Prisonniers du paradis. – Denoël, 1996 ; Gallimard (Coll. Folio), 1998
- La Forêt des renards pendus. – Denoël, 1994 ; Gallimard (Coll. Folio), 1996
- Le Meunier hurlant. – Gallimard (Coll. Folio), 1994 ; Denoël, 2002
- Le Fils du dieu de l’orage. – Denoël, 1993 ; Gallimard (Coll. Folio), 1995
- Le Lièvre de Vatanen. – Gallimard (Coll. Folio), 1993 ; 2002

 

 

Pierre Magnan

Un grand écrivain autodidacte,  une littérature forte et des âmes fortes, des intrigues sordides dans un cadre naturel envoûtant : les Alpes de Haute-Provence. (Rendez-vous sur son site en cliquant ci-dessus…) –

Parmi ses nombreux romans, lequel vous conseiller en premier ?

La Maison assassinée ? Le Secret des Andrônes ? L’Aube insolite ? L’Amant du poivre d’âne ?  La Naine ? Difficile ! Très difficile de choisir dans cette œuvre magistralement écrite…

Il y a aussi Mon théâtre d’ombres , suite de petites pièces (radiophoniques à l’origine) reprenant les personnages de Laviolette et des villageois de Haute Provence présents dans ses romans, et mettant en scène des règlements de compte diaboliques. Ce dernier ouvrage est très agréable à lire, et nous apprend au passage des expressions typiquement provençales (Lexique à la fin). Un excellent divertissement et des situations parfois bien cocasses.

Paru avant Un monstre sacré, à la suite de l’Amant du poivre d’âne : un autre roman autobiographique : Apprenti

 

 

Philippe Delerm

et la saveur des petits instants quotidiens, du temps oublié, de tout ce que nous ne prenons pas toujours le temps d’apprécier… Des petites touches, des mots simples pour savourer le bonheur ou les agacements quotidiens !

La Sieste assassinée se lit vite et nous ouvre les yeux sur des comportements parfois bien amusants que nous intégrons – sans y prendre garde – dans notre vie courante… Mais il y a aussi de grands romans, moins connus que sa  Première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules , et qui demandent à être savourés lentement : Il avait plu tout le dimanche, ou des romans nettement plus longs et documentés : Autumn  (les peintres préraphaélites en Angleterre), ou Sundborn, ou les jours de lumière  (sur le peintre suédois Carl Larsson).  Je vous conseille aussi Mister Mouse, ou la métaphysique du terrier, les états d’âme d’une famille de souris à « Buisson-aux-mûres ». où Jeremy Mouse niche avec Emily et leurs souriceaux Mortimer et Jennifer… Un ouvrage craquant.

Ses détracteurs ont beau affirmer que son succès n’est dû qu’aux médias, et que ses textes sont vides, je ne peux m’empêcher de les trouver plaisants, suggestifs, rafraîchissants et enrichissants.

 

Amélie Nothomb

M’a un peu déçu avec son Robert des noms propres : des longueurs, et moins de spontanéité que dans ses romans précédents . Chacun d’eux m’avait paru génial : Mercure (mon roman préféré chez cet auteur),  Peplum,  La Métaphysique des tubes 

 

 

Jean-Claude Izzo

Cet auteur – Marseillais pur souche, précocement disparu - m’a fait connaître les ambiances de Marseille, ville méditerranéenne et cosmopolite par excellence.

Total Khéops ,  Chourmo,  Solea  - la trilogie plébiscitée par les lycéens – a été adaptée (plutôt mal !) pour la télévision, puis plus librement au cinéma avec Richard Bohringer  (un « raccourci » qui respecte mieux les personnages – celui de Fabio Montale en particulier – et les ambiances.

Les Marins perdus  traite d’un sujet qui risque de rester longtemps d’actualité, à l’heure des marées noires et autres naufrages et abandons issus de l’irresponsabilité d’armateurs corrompus. Un vieux cargo échoué dans le port de Marseille et le drame humain de ces marins abandonnés qui tentent de survivre comme ils le peuvent…

 

Thierry Jonquet

Je vous renvoie (cliquer ci-dessus) au site superbe consacré à ce grand maître du roman noir par l’un de ses jeunes admirateurs. Des images parfois très dures à supporter, à ne pas mettre entre toutes les mains. Mais la réalité est-elle toujours supportable ? Les Orpailleurs,  Moloch

Très original et distrayant : Le secret du rabbin -  Humour noir : Le bal des débris

Thierry Jonquet a aussi écrit pour la jeunesse la série des Lapoigne

 
 

N.B.    Concernant la Littérature Jeunesse, consulter la page de liens qui lui est consacrée…

 

Une page nouvelle (cliquer ici) sera consacrée à la littérature nordique et  surtout  finlandaise

 

 

Page d’accueil

Pourquoi

ce site ?

Des Photos

Des Lectures

Des mots

Des Dessins

Des liens

et références

 La fenêtre  -  La fenêtre  -  La fenêtre

Christian  Rau         Recherche par mots clés     Christian Rau